Friday, August 17, 2012

Johannesburg here I come!


“Johannesburg? J’ai vu des reportages à la télé. Ça craint gavé.”
“Tu sais que c’est l’une des villes avec le plus haut taux de criminalité au monde?”
“Prépare-toi à te faire agresser au moins une fois.” (source: Agathe Rault, envoyée spéciale à AFS)


Chers amies, chers amis ! Calmez-vous. Allez donc vous chercher un café, un thé ou une autre infusion déguelasse, revenez vous asseoir devant votre ordi et écoutez moi. Je suis bien vivante. Avec mon porte monnaie. Et en bonne santé, bien que je risque de rapidement être en manque de Nutella (Ferrero dépêche toi d’envahir le marché africain !)

Voici donc mon blog durant ma mobilité. Il vous permettra de suivre mes trépidantes aventures pour égayer quelque peu votre routine depauvres mortels en école d’infirmières, en IUT, en médecine ou je ne sais quel autre cursus à l’intérêt douteux. Il permettra aussi à mes chers parents et à tous mes proches d’avoir de mes nouvelles (maman inutile d’actualiser la page toutes les cinq minutes, je n’ai pas non plus l’intention d’y passer ma journée).

Johannesburg. Me voilà donc à 8 416 kilomètres de Bordeaux. J’ai débarqué ici ce mercredi 15 août 2012 avec en tout et pour tout 17 kilos de bagages et un ordinateur.

Trois remarques très pertinentes ont traversé mon esprit au cours de mes cinq premières minutes d’immersion dans cette ville dépaysante. Les gens sont vraiment très petits, un peu comme moi pieds nus et j’ai l’impression d’être grande pour la première fois depuis la sixième. Comme pour compenser la taille des sud-africain, tout ce qui n’est pas Homme est immense. Les bâtiments, les rues, les centres commerciaux, les places de parking (pas encore assez pour moi mais on progresse). Les habitants de Johannesburg sont aussi incroyablement chaleureux : toujours un grand sourire sur leur visage, toujours prêts à renseigner, à aider, toujours cet air accueillant et généreux.

Sur le trajet pour aller chez Aude et Jean-Baptiste Simonin, mes gentils hôtes en attendant de trouver un appartement, je remarque qu’il n’est plus question de vignes et de champs de blé ou de maïs le long de la route : on voit défiler à travers les fenêtres une espèce de savane et parfois quelques quartiers pauvres de Johannesburg, perdus au milieu de rien.

J’ai les yeux qui trainent partout, chaque détail attire mon attention.

C’est donc ici que je vais vivre pendant au moins six mois.

***

J’ai depuis eu l’occasion d’expérimenter la conduite à gauche. Je n’ai pas trop eu le choix : aucun blanc ne se promène au bord de la route par ici, c’est une règle de sécurité. C’est dommage j’aimais bien le vélo moi. Je dirais que c’est une expérience assez traumatisante, surtout pour quelqu’un qui vient de passer un an à apprendre à manœuvrer à droite et qui croyait en avoir fini avec les conduites galères, vous savez, celles des premières heures en auto école… (les trois quarts d’entre vous n’ayant même pas le code je me doute que vous ne comprenez pas de quoi je parle bande de mongols chéris…) Enfin bon, je dis ça mais ce n’est pas si horrible, le plus inquiet dans l’histoire, c’était Thibault, assis au siège passager.

J’ai également pu remarquer que la plupart des gens riches (dont je fais ici partie malgré mon statut d’étudiante) résident dans de superbes appartements (les prix ici sont globalement moins élevés) sécurisés jour et nuit pour éviter les cambriolages. De hauts murs séparent ainsi les résidences de l’espace public. De chez Aude et Jean-Baptiste on peut entendre des chants d’oiseaux mais pas des oiseaux à deux balles genre le pigeon ou le moineau, non, ici les oiseaux font des bruits bizarres, originaux et ils ont bien plus la classe que nos oiseaux à nous, avec des crêtes inspirées du style des iroquois sur le haut de leur tête.






 (Vue de la terrasse et entrée de l'immeuble. Non nous ne sommes pas en guerre!)





Je vous parlerais bien de ma visite au National Children’s Theatre, théâtre local dans lequel je vais travailler et dans lequel chaque membre de l’association semble mener un concours de gentillesse contre les autres ou encore des boutiques de vêtements sud-africaines qui sont les seules boutiques de fringues au monde dans lesquels aucun article n’est susceptible d’être une menace pour mon porte monnaie, mais il commence à se faire tard ici et mon estomac manifestant son existence, je ne vais pas tarder à aller harcelerThibault pour qu’il me prépare à dîner.

Je vous écris à chacun très bientôt ! Vous me manquez à peu près tous, à part peut être Lise la râleuse, mais que j’aime quand même parce qu’elle s’inquiète beaucoup pour moi au point d’appeler mes parents à une heure du matin parce qu’elle croit qu’il m’est arrivé quelque chose. Comment je vais faire ici sans toi pour veiller sur moi petit Vandame ? 





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